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Surface de plancher, emprise au sol, pleine terre : comment les compter

Quatre surfaces décident d'un dossier à La Baule : la surface de plancher et l'emprise au sol fixent l'autorisation, l'emprise et la pleine terre le respect du PLU, la surface taxable le montant de la taxe.

Mis à jour le
par Quentin Piepszownik, architecte

Rue d'un bourg en février : maisons enduites à toits d'ardoise, un immeuble à balcons, passages piétons, et un clocher pointu au fond.
Le bourg d'Escoublac en février 2025, clocher de Saint-Pierre au fond.Photo Jibi44, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
La réponse courte

La surface de plancher additionne les niveaux clos et couverts de plus de 1,80 m sous plafond, au nu intérieur des façades, après déduction notamment des garages et des combles non aménageables. L'emprise au sol est la projection verticale du volume, « tous débords et surplombs inclus ».[1][2][3] La pleine terre, au sens du PLU de La Baule, est un sol où les racines « puissent s'enfoncer sans limite » ; les revêtements perméables n'en tiennent lieu que pour 25 % de la surface exigée (règlement du PLU, p. 10-11, vérifié le 28 octobre 2026).[4]

1,80 mHauteur sous plafond en dessous de laquelle une surface ne compte pas
65 %Des surfaces libres en pleine terre, en UD et en UB
25 %Part maximale de la pleine terre exigée en revêtement perméable
30 m²Emprise maximale d'une annexe, au sens du PLU et du PVAP

Une maison en coupe

Coupe d'une maison : ce qui compte dans la surface de plancher et dans l'emprise au sol Maison à deux niveaux et combles, avec garage accolé, balcon en surplomb, débord de toiture, terrasse de plain-pied et cave. Les numéros renvoient au tableau qui suit. 1,80 m Emprise au sol : projection verticale, surplombs compris 1 2 3 4 5 6 7
Ce qui compte, élément par élément
ÉlémentSurface de plancherEmprise au sol
1. Pièces de plus de 1,80 m sous plafondCompteCompte
2. Combles sous 1,80 m de hauteurNe compte pasDans la projection de la maison
3. Garage closNe compte pasCompte
4. Balcon en surplombNe compte pasCompte
5. Débord de toiture sans poteauNe compte pasNe compte pas
6. Terrasse de plain-piedNe compte pasNe compte pas
7. Cave d'une maisonCompte si plus de 1,80 m sous plafondSous la maison

D'après les articles R. 111-22 et R*420-1 du code de l'urbanisme et la fiche officielle.[2][3][1] Le PLU de La Baule ne donne pas de définition propre de l'emprise au sol : celle du code s'applique.[4]

La surface de plancher

Ce que dit le texte — code de l'urbanisme, article R. 111-22

« La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction : »

[2]
  1. de l'épaisseur des murs autour des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
  2. des vides et trémies des escaliers et ascenseurs ;
  3. des surfaces d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 m ;
  4. des surfaces aménagées pour le stationnement, rampes et aires de manœuvre comprises ;
  5. des combles non aménageables pour l'habitation ou une activité ;
  6. des locaux techniques d'un immeuble autre qu'une maison individuelle ;
  7. des caves et celliers desservis uniquement par une partie commune ;
  8. de 10 % des surfaces d'habitation, quand les logements sont desservis par des parties communes intérieures.

Pour une maison individuelle, seules les cinq premières déductions jouent.[1] La surface de plancher décide entre déclaration et permis, et fixe le seuil de 150 m² du recours à l'architecte ; le PLU de La Baule l'utilise aussi pour le stationnement, une place par tranche entamée de 50 m².[1][5][4]

L'emprise au sol et l'implantation

Le code définit l'emprise au sol comme « la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus » ; les ornements, les marquises et les débords de toiture non soutenus par des poteaux en sont exclus.[3] Elle sert aux seuils de déclaration et de permis, et aux pourcentages du PLU : 35 % en UD, 40 % en UBa, 45 % en UAd.[4]

Ce que le PLU de La Baule précise
  • Les saillies, balcons, terrasses, bow-windows, corniches, ne comptent pas dans le calcul de l'implantation par rapport à la rue (règlement du PLU, p. 21, 41, vérifié le 28 octobre 2026).
  • Dans les secteurs du SPR, le débord de toit n'est pas pris en compte dans le retrait aux limites, « afin de préserver la qualité de l'architecture balnéaire » (règlement du PLU, p. 42, 74, vérifié le 28 octobre 2026).
  • Une annexe est un bâtiment non accolé, distant de la maison d'au moins la moitié de sa hauteur, de 30 m² d'emprise au sol et 20 m² de surface de plancher au plus ; les piscines et terrasses ne sont pas des annexes (règlement du PLU, p. 10, vérifié le 28 octobre 2026).[4][6]

Dans le PPRL, l'emprise au sol compte deux fois : elle se cumule sur la partie submersible du terrain, sans dépasser la moitié de celle-ci en zone bleue ou violette, y compris par projets successifs.[7]

La pleine terre

Le PLU définit la pleine terre par ses fonctions : un sol non artificialisé où « les racines des arbres puissent s'enfoncer sans limite dans le sol afin de répondre à un enjeu de maintien de la dune et du couvert arboré », où l'eau de pluie s'infiltre et où le couvert végétal se développe (règlement du PLU, p. 10-11, vérifié le 28 octobre 2026).[4]

  • Chaussées drainantes, evergreen, pelouse artificielle sur de petits secteurs ou autres revêtements perméables sont « tolérés », mais ne comptent que pour 25 % de la surface de pleine terre exigée (règlement du PLU, p. 11, vérifié le 28 octobre 2026).
  • En UD et en UB, 65 % des surfaces non occupées par la construction principale restent en pleine terre, avec un arbre de haute tige par tranche entamée de 100 m², ou 80 m² en UD hors SPR (règlement du PLU, p. 52, 84, vérifié le 28 octobre 2026).[4]
  • Une dalle sur un parking enterré n'est pas de la pleine terre ; en UB, le PLU demande de la recouvrir de terre et de la planter sur toute sa surface (règlement du PLU, p. 53, vérifié le 28 octobre 2026).[4]

La surface taxable

« La surface de plancher fiscale, appelée surface taxable, diffère de celle définie à l'article L. 111-14 » : seules trois déductions sont admises, l'épaisseur des murs autour des ouvertures, les vides et trémies, et les surfaces de 1,80 m de hauteur ou moins.[8] Les surfaces de stationnement closes et les caves sont taxables ; des combles « totalement non aménageables » ne le sont pas.[8] Un garage clos de 20 m² ne crée donc pas de surface de plancher, mais 20 m² de surface taxable.[2][8]

Questions fréquentes

Une piscine compte-t-elle dans l'emprise au sol ?

Un bassin crée de l'emprise au sol au sens du code ; il n'est pas une annexe au sens du PLU et du PVAP. Dans le PPRL, il entre dans l'emprise cumulée de la partie submersible.[3][4][7]

Des graviers ou une terrasse en bois comptent-ils comme pleine terre ?

Un revêtement perméable n'est toléré que pour 25 % de la pleine terre exigée ; une terrasse sur plots ou un dallage n'en est pas.[4]

Quelle surface retenir quand surface de plancher et emprise au sol diffèrent ?

Les seuils de déclaration et de permis portent sur l'une ou l'autre : il suffit que l'une des deux dépasse le seuil.[9]

Voir aussi

Sources consultées (9)

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