TrilateralArchitecte à La Baule-Escoublac
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Architecte à Saint-André-des-Eaux

Saint-André-des-Eaux suit le PLU intercommunal de l'agglomération de Saint-Nazaire, mais son territoire est celui de la Brière : site inscrit, chaumières, mares et marais inondables changent la façon de monter un dossier.

Mis à jour le
par Quentin Piepszownik, architecte

Abords d'un monument historiqueUn monument historique, le cercle de 500 mètres de ses abords et une maison en covisibilité.
La réponse courte

À Saint-André-des-Eaux, les règles sont celles du PLU intercommunal de la CARENE, modifié en dernier lieu le 16 décembre 2025.[1][2] Environ la moitié de la commune est dans le site inscrit de la Grande Brière : l'Architecte des Bâtiments de France y donne son avis, et les travaux ne commencent pas avant quatre mois après le dépôt.[3][4][5] Le PLUi impose aussi une déclaration pour les clôtures et les ravalements, un permis pour démolir, le chaume sur les chaumières repérées et une cote minimale dans les zones inondables du marais (règlement du PLUi, p. 8, 26, 30-31, vérifié le 31 octobre 2026).[6] Quentin Piepszownik, architecte installé à La Baule, vient sur place gratuitement : la commune est à 7 km.[7]

7 kmDe La Baule : visite et devis gratuits
100 %De la commune dans le parc naturel régional de Brière
≈ 50 %De la commune dans le site inscrit de la Grande Brière
1,98 m NGFCote du premier niveau dans les zones inondables du marais

Le PLU intercommunal et où le consulter

Le PLUi de la CARENE (Saint-Nazaire Agglomération) a été approuvé le 4 février 2020 et il est entré en vigueur le 17 avril 2020 ; il remplace les documents communaux. Sa modification n° 4 a été approuvée le 16 décembre 2025.[2] Le Géoportail de l'urbanisme publie cette version comme en vigueur depuis le 26 janvier 2026.[1]

  • Autour du bourg, les quartiers pavillonnaires paysagers sont en zone UBb2 (règlement du PLUi, p. 137, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Clôtures et ravalements passent par une déclaration préalable dans toute l'agglomération, et les démolitions par un permis de démolir à Saint-André-des-Eaux (règlement du PLUi, p. 8, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Mares. Les mares repérées au plan de zonage à Saint-André-des-Eaux sont préservées : une construction se tient à 3 m au moins de leurs rives, sauf impossibilité technique (règlement du PLUi, p. 18, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Arbres. Les arbres protégés de la commune ont leur propre atlas, annexé au règlement ; leur abattage est interdit, sauf exceptions (règlement du PLUi, p. 8, 18-19, vérifié le 31 octobre 2026).[6]

Le PLUi se consulte sur le Géoportail de l'urbanisme et sur la carte interactive de l'agglomération.[1][8]

Site inscrit, monuments et chaumières

  • Site inscrit de la Grande Brière. Inscrit par arrêté du 13 mars 1967, il couvre environ 1 270 ha sur les 2 520 ha de la commune, d'après nos calculs.[3][4] La déclaration ou le permis y vaut information préalable de l'administration ; la décision est prise après consultation de l'Architecte des Bâtiments de France, et les travaux ne peuvent pas commencer avant quatre mois après le dépôt.[5] Pour un permis, l'Architecte des Bâtiments de France a deux mois pour rendre son avis.[9] Une démolition y demande un permis de démolir.[10]
  • Monuments historiques. Une croix et un menhir à cupules sont protégés ; leurs abords publiés couvrent environ 70 ha et 44 ha.[4] Dans ces abords, l'accord de l'Architecte des Bâtiments de France est requis et le délai d'instruction est majoré d'un mois.[11][12]
  • Chaumières. Sur une chaumière identifiée au règlement graphique, le toit en chaume doit être conservé ; pour ses annexes, il est fortement recommandé (règlement du PLUi, p. 26, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Pas de site patrimonial remarquable. Celui de Guérande s'arrête à la limite communale ; pour une parcelle en limite, la vérification se fait à l'adresse.[4]

Le parc naturel régional de Brière

Toute la commune est classée dans le parc naturel régional de Brière ; sa charte s'applique jusqu'au 22 août 2029.[13] La charte est traduite dans le SCoT et le PLUi : c'est par leurs règles qu'elle touche un projet de maison. Elle demande par exemple aux communes de préserver les chaumières des secteurs identifiés par le Parc, ce que fait le PLUi.[2]

  • Zones humides. Elles figurent sur tout le règlement graphique. Si un projet en touche une, la CARENE mobilise une assistance pour la caractériser ; au-delà de 1 000 m² impactés, l'autorisation au titre de la loi sur l'eau est jointe au dossier (règlement du PLUi, p. 18, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Cours d'eau. Recul de 6 m au moins depuis le haut de la berge des cours d'eau repérés au plan (règlement du PLUi, p. 18, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Plantations. Un arbre repéré abattu se compense par une essence similaire ou prise dans la liste du Parc (règlement du PLUi, p. 19, vérifié le 31 octobre 2026).[6]

Marais inondables et autres risques

Saint-André-des-Eaux n'est pas une commune littorale, et Géorisques n'y recense aucun plan de prévention des risques.[2][14] Le risque principal vient du marais : le PLUi reprend l'atlas des zones inondables de la Brière.

  • Cote de référence. Pour Saint-André-des-Eaux (casier de La Boulaie), le premier niveau fonctionnel d'une construction se place au moins à 1,98 m NGF ; la référence est le point le plus haut du terrain naturel sous l'emprise du projet (règlement du PLUi, p. 30-31, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Interdits. Création ou extension de sous-sols, remblais sauf sous l'emprise du projet (et sans rehausser le terrain de plus de 30 cm), dépôts de produits polluants ; hors des secteurs urbanisés, toute construction nouvelle (règlement du PLUi, p. 30, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Dossier. Un plan topographique donne la cote NGF la plus haute du terrain sous l'emprise et celle du premier niveau. Un abri de jardin de moins de 20 m² d'emprise n'est pas concerné (règlement du PLUi, p. 31, vérifié le 31 octobre 2026).[6]
  • Séisme et radon. Sismicité modérée (zone 3), potentiel radon de classe 3, le plus élevé.[14]

Autorisations, dépôt et délais

  • Extension d'une maison en zone urbaine. Déclaration préalable jusqu'à 40 m² créés, permis au-delà, et dès 20 m² si la surface totale dépasse ensuite 150 m². En zone agricole ou naturelle, le permis commence au-delà de 20 m².[15][16] Au-delà de 150 m² de surface de plancher, l'architecte est obligatoire.[17]
  • Dépôt. En ligne, sur le guichet unique de Saint-Nazaire Agglomération, commun aux dix communes.[18][8]
  • Délais. Un mois pour une déclaration préalable, deux mois pour le permis d'une maison individuelle, un mois de plus dans les abords d'un monument.[19][12] Dans le site inscrit, quelle que soit la date de la décision, les travaux attendent quatre mois après le dépôt.[5]

Un architecte de La Baule, à 7 km

Quentin Piepszownik connaît La Baule depuis toujours et il y est installé. Saint-André-des-Eaux est à 7 km à vol d'oiseau : la visite sur place et le devis sont gratuits, comme partout dans un rayon de 30 km.[7]

  1. Pré-diagnostic gratuit. Le pré-diagnostic en ligne lit à votre adresse la zone du PLUi, le site inscrit, les abords et les zones inondables.
  2. Visite et devis. L'architecte vient voir la maison et le terrain. La visite n'est pas un relevé : le dossier est établi à partir des plans, des cotes et des informations que vous fournissez, plan topographique compris en zone inondable.
  3. Dossier signé. Conception, pièces graphiques, notice et formulaire, signés par un architecte inscrit à l'Ordre, prêts à déposer sur le guichet de l'agglomération.

Le prix est fixe : déclaration préalable à partir de 900 €, permis de construire à partir de 1 800 €, conception comprise (tarifs). Dans le site inscrit ou les abords d'un monument, le dossier passe par l'Architecte des Bâtiments de France : 395 € s'ajoutent. L'architecte peut aussi suivre le chantier jusqu'à la réception : voir la maîtrise d'œuvre, sur devis gratuit.

Questions fréquentes

Ma maison est-elle dans le site inscrit de la Grande Brière ?

Environ la moitié de la commune l'est. Le périmètre est publié comme servitude sur le Géoportail de l'urbanisme ; le pré-diagnostic le vérifie à votre adresse.[4]

Peut-on remplacer le chaume d'une chaumière par de l'ardoise ?

Pas sur une chaumière identifiée au règlement graphique du PLUi : le toit en chaume doit y être conservé. Pour les annexes, le chaume est fortement recommandé.[6]

Peut-on faire un sous-sol à Saint-André-des-Eaux ?

Pas dans les zones inondables de l'atlas de la Brière, où la création et l'extension des sous-sols sont interdites. Ailleurs, le règlement de la zone s'applique.[6]

Faut-il un permis pour démolir un garage ?

Oui : le permis de démolir est instauré à Saint-André-des-Eaux, et il est de toute façon exigé dans le site inscrit et dans les abords d'un monument.[6][10]

Voir aussi

Sources consultées (19)

Votre projet commence par une adresse

Le pré-diagnostic lit les bases publiques pour votre parcelle ; l'architecte vous répond ensuite par email.

Gratuit et sans engagement.