TrilateralArchitecte à La Baule-Escoublac
  1. Accueil
  2. Guides
  3. Maison à Escoublac, zone UB

Construire ou agrandir une maison à Escoublac et au Guézy

Escoublac, le Guézy et les quartiers pavillonnaires sont, pour l'essentiel, hors du site patrimonial remarquable : l'aspect des maisons y relève du seul PLU, plus détaillé qu'on ne le croit.

Mis à jour le
par Quentin Piepszownik, architecte

Église de granit à toits d'ardoise et clocher carré à flèche, sur une place avec un rond-point fleuri, deux ifs taillés et une voiture.
L'église Saint-Pierre d'Escoublac, inaugurée en 1786 dans le bourg reconstruit après l'ensablement du village.[1][2]Photo Jibi44, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
La réponse courte

La zone UB est « une zone principalement pavillonnaire » : 40 % d'emprise au sol en UBa, UBb et UBc, 30 % en UBd sur le coteau de Tréméac, dont 5 % pour les annexes ; un retrait de 5 m sur la rue ; 7 m à l'égout et R+1+combles ; 65 % des surfaces libres en pleine terre, avec un arbre de haute tige par tranche entamée de 100 m² (règlement du PLU, p. 35, 41-52, vérifié le 28 octobre 2026).[3] Une maison existante peut recevoir au plus deux nouveaux volumes, dont un seul à l'avant ou sur les côtés (règlement du PLU, p. 49, vérifié le 28 octobre 2026).[3]

221 haSecteur UBa, Guézy, Escoublac, Beslon-Floralies, d'après notre calcul
40 %Emprise au sol en UBa, UBb et UBc ; 30 % en UBd
2Nouveaux volumes au plus sur une maison existante
1779Fondation du bourg actuel d'Escoublac, après l'ensablement

Escoublac, le Guézy et les quartiers pavillonnaires

Escoublac est le bourg d'origine de la commune : « le village a été déplacé et reconstruit après avoir été presque totalement enseveli sous les dunes », à deux reprises, au XVe siècle et à la fin du XVIIIe ; « 1779 : Un nouveau village est fondé à l'emplacement actuel du bourg d'Escoublac ».[2] Son église Saint-Pierre, de l'architecte Le Fort, a été inaugurée en 1786.[1]

Les secteurs pavillonnaires hors du site patrimonial remarquable
SecteurCe que dit le règlementSurface, d'après notre calcul
UAdBourg d'Escoublac et partie du centre du Guézy16 ha
UBaDensité et emprise moyennes, « notamment au Guézy, à Escoublac, et dans le quartier Beslon Floralies »221 ha
UBbRègles de l'UBa, vocation mixte activités et habitat18 ha
UBc« Souvent en limite de zones rurales », pavillonnaire peu dense sur des parcelles d'assez grande taille178 ha
UBdPavillonnaire peu dense, sur le coteau de Tréméac26 ha

(règlement du PLU, p. 35, vérifié le 28 octobre 2026)[3][4] Le secteur UBa - SPR, 3 ha, suit dans le site patrimonial remarquable les règles du PVAP : voir le guide maison dans la pinède.

Les règles chiffrées

Zones UB et UAd : maison individuelle
RègleUBa, UBb, UBcUBdUAd, bourg d'Escoublac
Emprise au sol40 %, dont 5 % pour les annexes30 %, dont 5 % pour les annexes45 % pour l'habitation
Pleine terre65 % des surfaces hors emprise de la construction principale, un arbre par tranche entamée de 100 m²Même règle30 % des surfaces hors emprise de la construction principale
Sur la rueRetrait de 5 m au moinsRetrait de 5 m au moinsFaçade à 5 m de l'alignement ; entre 0 et 5 m sur deux avenues
Limites latéralesUBa, UBb : retrait de 3 m ou sur une ou plusieurs limites ; UBc : sur une limite au plusEn retrait, 3 m au moinsRetrait de 3 m, ou sur la limite contre un voisin bâti, ou avec 3,50 m de haut
Hauteur7 m à l'égout et R+1+combles, ou 10 m à l'acrotère et R+1+attique en retrait de 2 m3,50 m à l'égout et R+combles, ou 6,50 m à l'acrotère7 m à l'égout et R+1+combles, ou 10 m à l'acrotère
Entre deux constructions6 m hors piscine ; annexe à la moitié de sa hauteurMême règle—

(règlement du PLU, p. 21-33, 41-52, vérifié le 28 octobre 2026)[3]

  • Sur une limite. Une construction accolée à un voisin bâti en limite s'y adosse sur les trois quarts au moins de son linéaire ; sinon, elle reste à 3,50 m à l'égout ou à l'acrotère dans la marge de retrait, sur 10 m de long au plus (règlement du PLU, p. 43, vérifié le 28 octobre 2026).[3]
  • Une maison mal implantée. Une extension peut se faire dans le prolongement latéral de la maison existante, dans la limite de sa hauteur, sans que la partie non conforme dépasse 10 m de linéaire (règlement du PLU, p. 43-44, vérifié le 28 octobre 2026).[3]
  • Annexes. 3,50 m de haut au plus ; elles peuvent s'implanter dans les marges de retrait si aucun arbre de haute tige ni haie n'est supprimé (règlement du PLU, p. 44, vérifié le 28 octobre 2026).[3]
  • Constructions repérées. Le plan de zonage marque d'une étoile des constructions protégées : leur démolition est interdite (règlement du PLU, p. 35, vérifié le 28 octobre 2026).[3][5]
Rue d'un bourg en février : maisons enduites à toits d'ardoise, un immeuble à balcons, passages piétons, et un clocher pointu au fond.
Le bourg d'Escoublac en février 2025, clocher de Saint-Pierre au fond.Photo Jibi44, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

L'aspect : ce que le PLU demande hors du SPR

Hors du site patrimonial remarquable, l'ABF n'est pas consulté au titre du SPR, mais l'article UB 11 encadre de près l'aspect des maisons (règlement du PLU, p. 47-50, vérifié le 28 octobre 2026) :[3]

  • Extensions : soit elles reprennent « la logique volumétrique, architecturale (et ornementale le cas échéant) » de la maison, avec la même toiture si l'extension est importante ; soit elles affichent « un parti architectural radicalement différent et contemporain », avec un volume de transition. Une maison existante à l'approbation du PLU reçoit « au maximum 2 nouveaux volumes, dont un seulement réalisé à l'avant et/ou sur les parties latérales ».
  • Façades : deux couleurs dominantes au plus ; enduits choisis « en tenant compte du climat et de la présence de la mer » ; menuiseries en bois traitées ou peintes ; pas de caisson de volet roulant à l'extérieur.
  • Toitures : ardoise, tuile plate ou ronde, zinc, verre ; châssis de toit alignés sur les ouvertures, sans occultation extérieure, espacés de deux fois leur largeur ; lucarnes à deux versants de pente voisine de celle du toit, à 10° près.
  • Balcons : 2 m de profondeur au plus, inspirés de l'architecture balnéaire, avec un pare-vue s'ils créent des vues directes chez le voisin ; dans des villas jumelées, modifications identiques sur les deux balcons.
  • Panneaux solaires autorisés s'ils s'intègrent bien à l'architecture du bâtiment.
Les clôtures en zone UB

Sur rue : 1,60 m au plus, non opaques, à claire-voie ou ajourées, soubassement de 0,40 m au plus et 40 % de la hauteur au plus ; parpaings, briques, béton brut, bardages et brandes de bruyère interdits. En limite séparative : 1,60 m devant la maison, 1,80 m ailleurs, en haie d'essences maritimes doublée ou non d'un grillage, soubassement de 0,60 m au plus (règlement du PLU, p. 49-50, vérifié le 28 octobre 2026).[3] À La Baule, toute clôture est soumise à déclaration préalable (règlement du PLU, p. 6, vérifié le 28 octobre 2026).[3]

Jardin, stationnement, eaux

  • Plantations. Les plantations existantes sont maintenues ou remplacées ; les constructions se tiennent à 4 m au moins des essences de l'annexe 2 du règlement ; les thuyas et les haies trop denses sont proscrits (règlement du PLU, p. 52-53, vérifié le 28 octobre 2026).[3] Les espaces boisés classés du plan de zonage s'appliquent aussi en zone UB : voir le guide des arbres.
  • Stationnement. Aucune place pour l'extension d'une maison, sauf création de logement ; pour une construction neuve, une place par tranche entamée de 50 m² de surface de plancher et deux places au moins par logement pour un permis de maison individuelle, de 5 × 2,50 m (règlement du PLU, p. 50-51, vérifié le 28 octobre 2026).[3]
  • Eaux. Eaux pluviales « totalement gérées à la parcelle » ; étude piézométrique pour tout terrassement ou sous-sol ; exhaussements limités à 0,80 m (règlement du PLU, p. 37, 39-40, vérifié le 28 octobre 2026).[3]
  • Abords. À l'est, près de Pornichet, les abords de la villa Ker Souveraine couvrent une petite partie du secteur UBc, environ 4 ha d'après notre calcul : les travaux qui modifient l'aspect extérieur y sont soumis à autorisation préalable, délivrée avec l'accord de l'Architecte des Bâtiments de France. Les abords de deux monuments de Saint-André-des-Eaux ne touchent, au nord-est, que des zones agricoles et naturelles.[6][7][8][9]

Questions fréquentes

Peut-on faire une extension contemporaine à Escoublac ?

Oui : hors du SPR, le PLU admet une extension qui affiche « un parti architectural radicalement différent et contemporain », à condition de prévoir un volume qui gère la transition avec la maison existante.[3]

Ma maison a déjà été agrandie deux fois : puis-je encore l'étendre ?

Le PLU limite à deux les nouveaux volumes ajoutés à une maison existante à son approbation, en 2013. Une surélévation ou un agrandissement d'un volume déjà ajouté s'examine au cas par cas, avec l'emprise au sol restante.[3][10]

Une piscine compte-t-elle dans l'emprise au sol en zone UB ?

Le PLU exclut la piscine de la distance de 6 m entre constructions ; pour l'emprise et l'autorisation, nous appliquons la définition du règlement et les seuils du code, que détaille le guide des petites constructions.[3][11]

Voir aussi

Sources consultées (11)

Votre projet commence par une adresse

Le pré-diagnostic lit les bases publiques pour votre parcelle ; l'architecte vous répond ensuite par email.

Gratuit et sans engagement.